Les opinions exprimées dans cet article sont miennes et n'engagent pas l'entreprise pour laquelle je travaille, ni quelques autres entreprises que ce soit, mon but est d'orienter et de donner des pistes, certains aspects techniques sont volontairement vagues afin de préserver la sécurité de ma petite infrastructure.

Boris, ces derniers temps, tu publies pas mal de trucs sur Nextcloud, mais qu'est ce que c'est ?

Comme expliqué dans un article précédent, Nextcloud est un logiciel libre, de site d'hébergement de fichiers, et un fork du logiciel ownCloud.

Ce qui me plait avec Nextcloud, en plus de la solution de données, c'est les applications qui sont proposées en plus, agenda collaboratif, messagerie instantanée, kanban collaboratif, j'en passe. Une solution clé en main pour les TPE/PME qui auraient besoin de ce type d'outil, mais pas que, des universités françaises ont donné l'accès à Nextcloud.

S'arrêter à expliquer ceci ne suffit pas, un cas d'usage est plus parlant.

Les besoins

Quand on a l'habitude d'utiliser les services Google, (Gmail, Drive, Agenda, Sheets et autres) s'en émanciper n'est pas facile.

Les mouvements Dégooglisons Internet et des CHATONS m'inspirent beaucoup, mais je préfère m'assurer une transition en douceur.  

Il faut tout de même rester conscient d'un point important, lorsque nous utilisons internet, nous devons accorder notre confiance à différents maillons de la chaîne qui nous relie aux données personnelles placées en ligne.

À moins de s’auto-héberger, le cloud est toujours l’ordinateur de quelqu’un d’autre. Il est donc important de savoir à qui nous faisons confiance et ce que font les logiciels de nos données.

Les ressources

Après avoir testé pas mal d'hébergeurs (GCP, AWS (LightSail), Scaleway, Digital Ocean, Hetzner), mon choix a été de revenir sur les VPS d'OVH avec la solution Plesk sur Debian 9.

Pourquoi OVH me direz vous ?

Premièrement pour Plesk, la licence par mois est la moins chère du marché.

Deuxièmement pour les IP Failovers (IP additionnelles) proposées dans l'offre VPS (jusqu'à 16), cela permet de scinder les noms de domaines, afin de pouvoir avoir une "face cachée" du panneau de gestion du serveur sans passer par un sous domaine server.ndd.tld ou host.ndd.tld.

Le déploiement de Nextcloud sur Plesk est facilité, car automatisé, même s'il comporte quelques petites erreurs, facilement modifiables.

A la maison, un NAS de 2 To qui se fait vieux, mais qui a encore son usage et fonctionne très bien et permet le partage de dossier par WebDAV.

Finalement mis bout à bout à bout, on obtiendrait presque un cloud hybride maison, un schéma vaut 10.000 explications :

L'avenir

Il est prévu de changer de NAS en début 2020 afin d'assurer la pérennité des données hébergées dessus.

Avec l'augmentation des débits Internet (la fibre !), l'auto-hébergement est une piste à explorer, l'alternative Yunohost est plutôt intéressante sur Raspberry Pi + un NAS. On obtient ainsi un système plutôt performant et économe en énergie.

Et pourquoi pas mettre en place un modèle économique local limité (je ne préfère pas finir comme Hubic !), d’hébergement de données pour auto-financer l'équipement ?